sábado, 22 de agosto de 2015

Les Vikings.

31/05/2005 à 02h23

SKORECKI Louis

Un café des Halles, deux garçons d'une quarantaine d'années. Ils ont des livres plein les poches.

­ C'est bien, ce film ?

­ Fleischer, c'est toujours bien.

­ Richard Fleischer ?

­ Oui. C'est un grand méconnu.

­ Tu peux être plus précis ?

­ Il a tout fait. Absolument tout. Comme Hathaway. Comme King.

­ Henry King ?

­ Oui. Des gens comme King, comme Fleischer, c'est toujours intéressant. Il faut débroussailler, c'est tout.

­ Comme qui encore ?

­ Lautner.

­ George Lautner ? Tu te fous de ma gueule, c'est ça ?

­ Non. Vecchiali dit du bien de lui.

­ Paul Vecchiali ?

­ Oui. Le grand cinéaste au chômage technique.

­ Il dit quoi, Vecchiali ?

­ Il dit qu'il y a toujours une scène intéressante dans un Lautner.

­ N'importe quel Lautner ?

­ Oui.

­ Et Fleischer ?

­ Fleischer a tout fait, je te dis.

­ Comme Lautner ?

­ Ou l'inverse.

­ L'inverse ?

­ Fleischer et Lautner, c'est pareil. Tu veux que je te parle de Fleischer ?

­ OK. Shoot.

­ D'abord, c'est le fils de Max Fleischer.

­ Betty Boop ? Bimbo ?

­ C'est ça. Théâtre à partir de 1937. A la RKO, il se spécialise dès 1942 dans le court métrage et les petits thrillers nerveux.

­ Ses meilleurs films ?

­ Les pires d'abord. Conan, le destructeur, Soleil vert, Barabbas.

­ Les meilleurs ?

­ Les Inconnus dans la ville (1954), la Fille sur la balançoire (1955), les Vikings (1958).

­ C'est comment, les Vikings ?

­ Kirk Douglas, Tony Curtis.

­ Comme Spartacus ?

­ Mille fois mieux.

­ Mieux que Kubrick ?

­ Oui.

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