segunda-feira, 31 de agosto de 2015

L'Homme des hautes plaines

03/05/2005 à 02h02

SKORECKI Louis

Un café des Halles. Trois jeunes garçons. Ils ont des livres plein les poches. Il y en a aussi sur la table.

­ Il est bien, ce Clint Eastwood ?

­ C'est toujours bien, Eastwood.

­ Oui. Toujours intéressant.

­ Clint Eastwood ? Vous voulez rire.

C'est un loukoum. Une bite.

­ C'est toi qui dis ça, Babrio ?

­ Oui.

­ Ce ne sont pas tes mots. Qui a dit ça ?

­ Qui a dit ça ? Lâche le morceau.

­ Tu n'es jamais assertif et vulgaire comme ça. Qui a dit ça ?

­ Moi.

­ Je ne te crois pas.

­ Je ne te crois pas. C'est qui ?

­ C'est moi.

­ Non.

­ Non.

­ OK, ce n'est pas moi.

­ C'est qui ?

­ Skorecki.

­ Le crétin de Libé ? S'il y en a un qui ne comprend rien au cinéma, c'est lui.

­ Pourquoi July ne l'a pas encore viré ?

­ Il doit savoir des choses.

­ Sur qui ?

­ Sur Libé.

­ Pauvres pommes. Il sait des choses sur le cinéma. C'est pour ça que July le garde, c'est tout. C'est un cinéphile, July. Il a même fait des films.

­ On s'en fout, de July. Il vaut quoi, ce Clint Eastwood ?

­ Nul. Comme les autres.

­ Tu peux être plus précis, Babrio ?

­ C'est son deuxième film.

­ De quand ?

­ 1973. Juste après Play Misty For Me, son premier film (et son meilleur, si vous voulez mon avis).

­ Sur la route de Madison, tu en fais quoi ? Allez, parle, Babrio.

­ Je l'avais l'oublié, celui-là. C'est vrai qu'il est beau.

­ Tu vois, Babrio, tu aimes Eastwood.

­ J'aime le mélo. J'aime l'amour. J'aime Meryl Streep. J'aime Johnny Hartman.

­ Encore du Skorecki ?

­ Oui.

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