segunda-feira, 31 de agosto de 2015

L'homme qui en savait trop

CINECINEMA CLASSIC, 20 h 45

Par Louis SKORECKI

Lire dans cette première version (1934) d'un classique d'Hitchcock (L'homme qui en savait trop, 1956), une belle leçon de cinéma. Même dans une ébauche vite filmée, le jeune Alfred est étincelant de charme et d'invention. Cette version primitive du beau film de 1956 (Robert Burks à la photo, Bernard Herrmann à la musique, James Stewart, Doris Day, et surtout Daniel Gélin en faux Arabe poignardé sur la place Djema El Fna) ne se voit plus que comme variante : tiens, on n'est pas à Marrakech, mais à Saint-Moritz, se dit-on, tant la version originale a marqué les esprits.

A part ça, on se dit quoi ? Que Lourcelles a raison de rappeler l'influence des films muets expressionnistes de Fritz Lang sur le jeune Hitchcock. Que le même Hitchcock ne savait pas encore mélanger les scènes légères avec les scènes angoissantes, comme il le fera plus tard avec tant d'agilité dans les années 50. Dire quand même que, quelques mois plus tard, dès son film suivant, les 39 Marches, il aura appris la leçon. Remarquer qu'Hitchcock avait déjà mis au point un usage dramatique du son (les choristes qui tournent les pages de leur partition, le canon du revolver, le choc des cymbales), celui qui fera le succès de la version définitive. Rappeler que le film fait partie d'une intégrale Alfred Hitchcock (miniatures télé incluses), concoctée par Cinécinéma Classic. Bravo CCC.

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