sábado, 29 de agosto de 2015

Liebelei

CINECINEMA CLASSIC, MINUIT

Par Louis SKORECKI

Si je choisis aujourd'hui de parler d'Ophuls, c'est que je pense à Romy. Pourquoi Romy ? Je ne l'ai aimée que le temps d'une année (1962) dans le Combat dans l'île (Cavalier), et le Cardinal (Preminger). Ni Sautet ni Visconti, cinéastes sans talent, n'ont su l'utiliser. Quel mauvais mot, «utiliser». Enfin, il n'y en a pas d'autres. Les acteurs, les actrices, sont des utilités à la puissance mille, mais des utilités quand même. Tout ça ne dit pas pourquoi Liebelei, pourquoi Romy Schneider.

Liebelei est une pièce de Schnitzler. Du théâtre filmé ? Un peu. Mais c'est surtout l'occasion d'admirer une grande actrice oubliée, Magda Schneider (1909-1996). Ce Liebelei qui l'a rendue célèbre, c'est presque une opérette viennoise, le genre dans lequel elle excella pendant vingt-cinq ans (1932-1957). Quand j'étais jeune et bête, à 13 ou 14 ans, je les ai aperçues toutes les deux. La mère, la fille, Magda, Romy. Elles sortaient d'un grand hôtel, je les ai tout de suite repérées. J'étais chasseur d'autographes, une activité plus solitaire et clandestine qu'aujourd'hui. Si j'aime Liebelei, c'est que Magda Schneider y ressemble à Romy (1938-1982) et à la fille de Romy, l'étrange Sarah Biasini. Sarah, la petite-fille de Magda, me tire des larmes. Ah bon ? Oui.

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