segunda-feira, 31 de agosto de 2015

L'important c'est d'aimer

Arte, 22 H 45

Par Louis SKORECKI

Là, on est aussi dans le vif des corps, le vif du sujet, mais c'est une tout autre histoire qu'hier (l'Holocauste vu par Resnais dans Nuit et Brouillard), même si la manière dont Zulawski mixe en direct l'amour, la jalousie, l'homosexualité, le fétichisme, la cinéphilie, a quelque chose à voir avec l'horreur des camps. Il fut un temps où le grand guignol zulawskien (surtout dans L'important c'est d'aimer) ne tombait pas aussi vite sous le coup du ridicule. Son côté happening bricolé sut même séduire une amie féministe et cinéphile (elle se reconnaîtra peut-être), qui défendit le film au prétexte qu'il mettait à nu la violence systématique faite aux femmes par les hommes.

Qu'en est-il aujourd'hui de L'important c'est d'aimer ? Rien de plus, rien de moins, comme je le dis souvent. Un film n'existe qu'une fois, et basta. Le revoir pour le plaisir, pourquoi pas ? Mais l'idée de «réévaluer» un film est un contre-sens, une hérésie, une horreur. Bannir ce mot, «réévaluer», de sa vie. Si le film te semble moins bon la deuxième ou la troisième fois, dis-toi que c'est toi qui as tort. Faire confiance au film, c'est la base d'une intelligence avec le cinéma. Quant à te faire confiance à toi-même, c'est la base d'une intelligence avec toi. L'important c'est d'aimer comme dit AZ. Le reste (Romy Schneider, Jacques Dutronc, Fabio Testi, Klaus Kinski, Claude Dauphin) est de toute beauté.

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