quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Mélodrame politique et ballets sensuels sur une musique de Chico Buarque

27/12/1994 à 23h20

SKORECKI Louis

Avant d'être un film en 1986, Opera do Malandro a été une comédie musicale et un disque, librement inspirés de l'Opéra de quat' sous de Bertold Brecht et Kurt Weil. Paroles et musique sont dus à Chico Buarque.

On pouvait craindre qu'une adaptation au cinéma n'affadisse ce mélodrame politique mais Ruy Guerra, l'un des survivants de ce grand mouvement cinématographique brésilien que fut le cinema novo, a su tirer l'essentiel de la musique pour en faire de belles images rétro qu'il a distanciées juste ce qu'il faut.

L'action se situe dans l'univers stylisé des mauvais garçons. Costumes blancs, chaussures bicolores, ils arpentent le bitume des bas quartiers de Rio de Janeiro. A leur tête, Max Overseas, un beau garçon créole joué par Edson Celulari.

Max a une petite amie, Margot, danseuse dans un cabaret et peut-être bien prostituée à ses heures. C'est la célèbre chanteuse brésilienne Elba Ramalho qui lui prête sa voix rauque et ses formes rondes. Quand le film commence, le 7 décembre 1941, le gouvernement brésilien balancerait plutôt du côté des nazis. Et le patron du cabaret, Otto Strudel (Fabio Sabag), arbore un poster de Hitler dans son bureau. C'est l'arrivée de sa fille, Ludmilla, jouée par la très belle Claudia Ohana, qui va bouleverser les cartes.

A coups de ballets sensuels, Ruy Guerra filme l'amour naissant entre Max et Ludmilla, les petits racketts, les combines.

Louis SKORECKI

Nenhum comentário:

Arquivo do blog