quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Michel Simon en médecin prend goût au crime dans ""non coupable""

31/01/1995 à 23h50

SKORECKI Louis

Ciné Cinéfil, 20h30, film

ON A OUBLIÉ, un peu à cause de la Nouvelle Vague, que le cinéma français des années quarante et cinquante a eu ses artisans de talent, capables de bâtir une petite oeuvre dans leur coin, à l'image des auteurs américains. Henri Decoin est de ceux-là. Est-ce pour prouver qu'il est l'égal des Anglo-Saxons que Decoin, dans Non coupable, orthographie son prénom Henry?

Madeleine ( Jany Holt) arpente le bitume à la recherche du docteur Ancelin. De café en café, elle erre. Quand elle le trouve, il est ivre mort. C'est Michel Simon, barbu et redoutable, qui interprète ce médecin qui soigne ses malades avec des plantes. Il insiste pour conduire et renverse un motocycliste. Il l'a tué. Une drôle de chose se produit alors. Ancelin, comme un automate, efface toutes les traces et maquille sa mort en accident solitaire. L'affaire sera classée et le docteur trouvera une joie amère à avoir berné la police. Dès lors, il va multiplier les crimes pour prouver qu'il est un artiste inconnu, un génie.

Il poignarde avec une paire de ciseaux l'amant de sa maîtresse. Puis c'est un médecin rival, qui pourrait témoigner contre lui, qui est assassiné. A chaque crime, le docteur Ancelin éprouve un plaisir plus grand. Formidables rictus d'un Michel Simon qui joue la haine avec fureur et qui, dans un dénouement dérisoire, meurt sans que son génie du crime ait été reconnu.

Louis SKORECKI

Nenhum comentário:

Arquivo do blog