domingo, 23 de agosto de 2015

Moonfleet (3)

TCM, 19 h 10

Par Louis SKORECKI

Revenir à Moonfleet. Encore ? Oui. Pour Rio Bravo ? Oui. Pourquoi ? Parce que c'est Rio Bravo qui structure Moonfleet. Comment Rio Bravo, sorti en 1959, peut-il structurer Moonfleet, qu'on a vu dès 1955 ? C'est comme ça. Ce n'est pas une histoire de post-cinéma quand même ? Non, c'est juste que le cinéma commence par la fin. La fin, quelle fin à la fin ? La fin, juste la fin. Regarder en arrière, c'est ça ? Evidemment. Le travestissement ultime de Rio Bravo éclaire le travestissement précoce de Moonfleet. Perruques et minstrel shows, c'est ça ? Oui, c'est ça.

Comme intro on a vu mieux. On a vu pire aussi. Rio Bravo aide à comprendre que Moonfleet est au coeur de Moonfleet. L'initiation, la terreur, le sadisme. Le sadisme est au coeur de Moonfleet comme un travesti poudré et emperruqué. Ah bon ? Bien sûr. Stewart Granger, c'est Daney, alors ? C'est le contraire, c'est Daney qui joue à Stewart Granger. Et l'enfant ? L'enfant, c'est Louis. Louis ? Oui, l'enfant c'est Louis, c'est toujours Louis. Au bout du compte ? Oui. Au bout du rouleau ? Oui. Le rouleau compresseur ? Oui. Et Moonfleet ? Moonfleet, c'est le rouleau. Tu es sûr ? Ah oui. Et Skorecki ? Il paraît qu'il a serré la main d'Agnès T. Oui, on l'a vu. Elle va le virer, tu crois ? Oui. Tu en es sûr ? Oui.

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