sábado, 29 de agosto de 2015

One Plus One

CINECINEMA AUTEUR, 21 H

par Louis SKORECKI

Du temps où je passais mon temps au cinéma, certains films me faisaient horreur. Longtemps ce furent les Godard. Aimer à la fois Godard et Mc Carey me semblait impossible. Il m'a fallu cinq ans ­- entre A bout de souffle et Bande à part -­ pour prendre plaisir au masoclassicisme déviant de JLG. Une fois le pli pris, impossible de m'en défaire. J'ai aimé Godard sans mesure, dans la rage et l'excès, pendant plus de quinze ans, entre Bande à part (1964) et Sauve qui peut (la vie) (1980). Doucement d'abord, plus vite ensuite, le désamour s'est installé. Pour toujours.

En 1969, au moment de One Plus One, j'étais dans Godard jusqu'au cou. De n'y être plus, qu'est-ce que ça fait ? Qu'est-ce que ça fait de regarder en arrière ces images, ces musiques que j'ai tant aimées ? Ça fait pareil. Au cinéma, n'oubliez pas, rien ne change, rien ne se dévalue, rien ne se réévalue. Tout reste pareil. C'est d'amour qu'il s'agit, et de rien d'autre. Vous ne voyez pas. Vous êtes largués. Tant pis. Disons pour faire simple que la brutalité toute bête des Rolling Stones (on voit ça encore mieux, on l'entend encore mieux sur la belle édition DVD de One Plus One de Carlotta, impeccable comme toujours), cette brutalité est toujours aussi brute, aussi géniale, aussi approximative. Jagger et Richards sont les mêmes musiciens poussifs, tarés devant l'éternel. Pauvre Mick, tu seras toujours un white trash, même si tu te noircis au goudron.

(A suivre)

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