quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

PARIS PREMIERE, 22h20. «Jeux d'artifices». Jeu d'enfants terribles.

16/05/1995 à 04h59

SKORECKI Louis

Virginie Thévenet, qui connaîtra un succès parisien mérité avec la Nuit porte-jarretelles, a auparavant réalisé en 1987 une très curieuse adaptation des Enfants terribles de Jean Cocteau, Jeux d'artifices. Un film très personnel, qui n'appartient à aucune tendances du cinéma français contemporain, et qui cherche dans le déguisement une certaine vérité intérieure des êtres.

Eric et Elisa, deux jeunes héros à la beauté androgyne et fragile -très bien joués par Myriam David et Gael Seguin- sont presque orphelins: une mère morte, un père absent. Très vite, le film indique qu'une relation incestueuse les unit.On leur prête un appartement très grand et très kitsch et Eric décide, en se servant d'un cadre, de réaliser des tableaux vivants, à partir de photographies qu'il colorie pour leur donner l'allure de toiles peintes. Quand elle ne prend pas des cours de chant, Elisa se prête volontiers aux déguisements que lui impose son frère.

Dans cet appartement d'opérette, d'autres modèles défilent bientôt. Arielle Dombasle et Etienne Daho sont ainsi mis en scène. Mais la belle aventure commence à se briser quand Elisa connaît l'amour. Délaissera-t-elle Eric pour l'inconnu?

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