quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Paris Première. 22h25. Le Cri

25/10/1995 à 08h59

SKORECKI Louis

Les premiers films d'Antonioni portent encore la trace du néo-réalisme finissant et le Cri (Il grido), film charnière tourné en 1957, est un mélange assez ahurissant du cinéma moderne qu'Antonioni élabore peu à peu et d'un classicisme à toute épreuve. Le film commence par une nouvelle: le mari d'Irma (Alida Valli) est mort depuis trois semaines. Pour son compagnon, Aldo (Steve Cochran), c'est une bonne chose car ils attendaient depuis sept ans pour se marier.

Mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que le brouillard étouffe peu à peu le paysage, Irma avoue à Aldo qu'elle en aime un autre depuis quatre mois. Cet autre qu'on ne verra jamais suffit à briser le bonheur d'Aldo, à la fois furieux et désemparé. Il essaye d'abord de s'agripper quand même à Irma, il veut la garder de force, il lui offre une jolie ceinture, rien n'y fait, elle refuse ses avances et ses baisers.

Quand il n'en peut plus, Aldo gifle violemment Irma qui lui annonce que maintenant, tout est vraiment fini. Il réveille alors Rosine, leur petite fille et il l'emmène sur la route. A partir de là, le Cri devient un road movie glauque dont un homme simple, un ouvrier, et une fillette sont les héros.

Ils vont d'abord voir l'amour de jeunesse d'Aldo, une jeune femme triste jouée par Betsy Blair. Aldo qui est un bon mécano répare un bateau. Va-t-il s'installer? Il lui manque l'amour pour rester et il repart sur les routes avec la petite Rosine. Il cherche du travail et un toit. Quelquefois, la petite court devant. Ils traversent des champs. Ils sont pris en stop par un camion. Il fait froid.

Pendant trois mois, tel un clochard auto-stoppeur, Aldo se déplace avec sa fille. Il trouve refuge dans une station service tenue par la jolie Virginie. Une histoire d'amour fugace naît entre eux. Aldo fait le pompiste, Rosine joue aux boules de neige. Bientôt, sous la pression de Virginie, Aldo renvoie Rosine chez sa mère. Aldo quittera Virginie pour reprendre ses errances, trouvant parfois du travail comme mécanicien. Après une autre idylle avec la jeune Andreina, Aldo retourne chez lui, son désespoir sur les épaules. Le fameux cri du titre est celui que poussera Irma quand elle verra Aldo se suicider devant ses yeux, à bout de forces.

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