domingo, 23 de agosto de 2015

Pat Garrett et Billy le kid (2)

CINECINEMA CLASSIC, 22 H 10

Par Louis SKORECKI

Je reviens sur ce film mal fichu parce que je n'en ai pas fini. Si Kristofferson aide Dylan à entrer dans son rôle inconsistant (sans la moindre indication du junkie Peckinpah), c'est que pour Kristofferson, Dylan est Dieu. Si Dylan est aussi étonnant en figurant fantôme, c'est que Kris a commencé à chanter tard, et qu'il vidait les cendriers et nettoyait les chiottes sur les sessions de Blonde on Blonde. Est-ce que j'ai dit que le dernier Kristofferson, This Old Road (Socadisc) valait l'oeuvre complète de Johnny Cash ?

Ici, le maître, c'est Kris. Dylan est un comparse à qui on demande juste de lire des étiquettes de boîtes de conserves. Chanson très dylanienne : beans, beans and beans. Bob Dylan y est plus poétique qu'un autre ghost de cinéma, Clint Eastwood. Répéter que le modèle de la BO de Dylan est Juarez, chef-d'oeuvre d'un grand countryman déviant du Texas, Terry Allen. En profiter pour annoncer que Dylan sort un nouveau disque, Modern Times, dans cinq semaines. Les Temps modernes ? Charlot ? R'n'B, plutôt. Ecoutez Dylan en avant-première (c'est un scoop Libération). Ecoutez cette berceuse pour une chatte noire, qui vous griffe le coeur : « I'm wondering where in the world Alicia Keyes could be/I been looking for her even clean through Tennesse ».

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