quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Plaisirs de Paris. Ciné Cinéfil. 20h30.

Par Louis SKORECKI — 23 avril 1996 à 03:49

Ciné Cinéfil. 20h30.

A l'image de ces nombreux films que les Américains ont réalisés autour du thème de l'imprésario ou du meneur de revues, et qui sont surtout prétextes à numéros chantés et dansés, Ralph Baum tourne en 1952 Plaisirs de Paris, qui contient lui aussi une bonne dose «d'attractions». L'ouverture du film est faite de panoramiques majestueux sur les toits de Paris qui permettent à la caméra de pénétrer dans plusieurs chambres: dans la première, une jeune fille en déshabillé coquin fait sa gymnastique et se douche, dans la chambre voisine, une autre jeune fille cherche sa chaussure sous le lit, etc. Menés par une voix off, nous assistons au premier tableau d'une revue imaginée par un jeune pianiste.

Pendant ce temps, le dénommé Maroni, auquel Lucien Baroux prête sa silhouette enrobée à la Raimu, engage des artistes pour son nouveau spectacle. Le jeune pianiste, Jean-Pierre (Roland Alexandre), rêve de le rencontrer. Avec son ami qu'interprète le comique Jean Parédés, Jean-Pierre participe à une version apache de C'était un as de l'accordéon dans un café populaire. Puis on entend une version orchestrale de Pigalle avec danses acrobatiques en illustrations.

Denise, connue comme chanteuse sous le nom de Violette (Geneviève Page), rencontre Jean-Pierre en sortant d'un bal masqué. Ce dernier ne sait pas qu'elle est l'amie de Maroni. Il lui achète ses violettes (qui faisaient partie de son déguisement) et lui propose de dormir chez lui quand elle s'aperçoit qu'elle a raté le dernier métro. Elle lui demande de lui jouer quelque chose au piano et le bourre d'oreillers pour assourdir le son. Il joue et on imagine des bohémiens entourés de violonistes, une danseuse sexy, un duo lyrique tzigane entre Jean-Pierre et Denise.

Après avoir lu un article sur miss Green, le plus célèbre imprésario au monde, Jean Parédés se déguise en femme et se fait passer pour miss Green afin d'introduire Jean-Pierre auprès de Maroni. L'astuce réussit et Maroni accepte de produire l'opérette de Jean-Pierre. Lilo chante On l'appelait Sophie toquée/Car elle était sophistiquée avec sa voix forte qui rappelle beaucoup celle de Piaf.

Jean-Pierre a une idylle avec Denise mais de nombreuses péripéties empêchent leur liaison qui ne se concrétisera qu'après le succès du spectacle.

Louis SKORECKI

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