quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Rendez-moi ma femme. Ciné Cinéfil, 20h30.

Par Louis SKORECKI — 10 octobre 1996 à 23:15

Né au Canada en 1911, Harmon Jones commence sa carrière comme monteur à la Fox. Entre 1951 et 1966, il signe une vingtaine de films souvent excellents parmi lesquels on retiendra un western, Silver Whip (1953) et un film d'horreur, Gorilla At Large (1954), deux vraies séries B à budgets minuscules qui firent les délices d'amateurs de curiosités des années cinquante. Sans oublier Target Zero (1955), une oeuvre méconnue qui est aujourd'hui un film-culte.

Rendez-moi ma femme (As Young As You Feel) est en 1951 le premier film d'Harmon Jones. C'est une comédie dans laquelle Monty Wooley interprète un grand père délirant tout droit sorti d'un film de Capra. Il travaille à l'imprimerie Acme comme sa petite fille et son fiancé, Joe et Alice, joués par David Wayne et Jean Peters. Le film commence par un concert classique organisé pour les membres de l'imprimerie: le grand-père y joue un solo de flûte inattendu, qui suggère déjà son côté fantaisiste et fantasque. Il apprend bientôt par une lettre qu'il est licencié car il a atteint 65 ans, la limite d'âge. Pour se faire réintégrer, le vieil homme rigolard imagine un scénario délirant.

Il se fait passer pour Harold P. Cleveland, le directeur de Consolidated Motors, le holding qui contrôle Acme, un homme si puissant que personne à l'imprimerie ne l'a jamais vu. Il se contente de se teindre les cheveux et la barbe et il débarque à Acme. Son discours humaniste sur les plus vieux ouvriers qui doivent servir de modèles aux jeunes fait monter le cours des actions à la bourse et le vrai Cleveland doit laisser faire le faussaire.

Pendant que les jeunes Joe et Alice n'arrêtent pas de se fâcher, le grand-père fait danser l'épouse délaissée du patron d'Acme, Lucille (Constance Bennett). Son mari, McKinley (Albert Dekker), ne comprend rien quand Lucille décide de divorcer par amour pour son mystérieux cavalier. C'est la fantaisie de Monty Wooley qui permet au spectateur de croire dans cette liaison inattendue, qui bouleverse l'ordre des choses.

Louis SKORECKI

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