sábado, 29 de agosto de 2015

Rome, ville ouverte

Par Louis SKORECKI

TCM, 0H25.

Le fait qu'un beau documentaire sur ce beau Rossellini, signé July-Génin, suive de près la diffusion de ce film dont j'ai beaucoup parlé n'a aucune incidence sur le fait que j'en reparle aujourd'hui. Serge July ou pas, j'aime ressasser, un point c'est tout. En ces temps d'amnésie express, ressasser est tout ce qui reste au ciné-agitateur que je m'efforce d'être. Vous pensez que je ferais mieux de m'agiter ailleurs ? Sortez de ma chroniquette, je travaille. Le fil que je suis est ténu, je ne tiens pas à être dérangé. Serge July le sait, je le sais, ça me suffit. Ouvrir une porte sur Rome, ville ouverte, en ces temps d'asphyxie théorique, ne fait pas de mal.

C'est un film trouble, intense, contradictoire. Contradictoire, on ne sait plus ce que ça veut dire. Rossellini était radical et conservateur, fasciste (à l'italienne) et résistant, à l'image de tant d'autres cinéastes de son pays. Disons qu'il était dia, dia, dialectique. Dialectique, on ne sait plus ce que ça veut dire. Disons que ce sont des allers-retours de la pensée, ce que Godard, grand rossellinien devant l'éternel, savait faire avant qu'il ne s'expose dans les musées, cul nu. Dans Rome, ville ouverte, un prêtre se sacrifie pour la liberté, une mère hurle sa douleur dans les rues. Vous voulez revoir la scène. Vous n'êtes plus sûrs que c'était la Magnani . Vous vous demandez si c'était vrai de vrai ? Anyway, comme dit Dylan, qu'est-ce que c'est beau, maman.

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