sábado, 29 de agosto de 2015

Stromboli

Cinécinéma Classic, 11 h 10

Par Louis SKORECKI

Un volcan et une femme qui font l'amour, il faut oser. On dira que je raconte n'importe quoi, mais je m'en fous. J'ai le privilège de pouvoir le faire, c'est-à-dire de divaguer sur le point G du cinéma à partir de son dehors (le cinéma et moi, rappelez-vous, ça fait deux). Tant que ça dure, ça dure. Profitez-en, ça ne durera pas. Ou si vous préférez, rassurez-vous, ce sera bientôt fini. Vous verrez, vous finirez par me regretter. Ça vous fait rire ? Attendez de voir.

Il fait froid dehors, et ces mots d'amour­haine sur le «cinéma» en tant qu'il est encore possible, ne seront pas remplacés. A leur place, vous verrez, il n'y aura rien.

Rossellini est un nom de code. Moins connu qu'Hitchcock, mais qui veut finalement dire la même chose. On a cru que ces deux noms étaient le noir et blanc du cinéma, rappelez-vous. En 1949, à quelques mois de distance, Ingrid Bergman tourne son dernier Hitchcock, peut-être son plus beau, les Amants du capricorne, et rejoint son futur amant, Rossellini pour Stromboli. Amour, trahison, que s'est-il passé ? Rappelez-vous, elle avait écrit à Rossellini pour lui dire qu'elle l'aimait. Il l'a prise, dans tous les sens du mot. On sait maintenant que le néoréalisme sec de Rossellini et le lyrisme humide d'Hitchcock étaient une seule et même chose. Vous en doutez. Tant pis.

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