sábado, 29 de agosto de 2015

Stromboli

CINECINEMA CLASSIC, 14 h 40.

Par Louis SKORECKI

Passer d'Hitchcock à Rossellini, c'est plus facile qu'on ne pense. Pour les cinéphiles, c'est autre chose. C'est toujours plus dur pour un cinéphile. Imaginez les Frodeau et les Burdon qui bourdonnent autour de leur nombril, croyant découvrir le Da Vinci Code de l'amour du cinéma, alors que le cinéma ne doit inspirer, s'il en est, du cinéma, que de la haine, et rien d'autre. Vivement que tout ça finisse, et que ce qui reste d'art vivant dans ce qu'on a un jour appelé «cinéma», disparaisse dans la lave en fusion du premier volcan venu. Pourquoi pas celui de Stromboli, où la réconciliation de la jeune Bergman avec le cinéma des Rossellini, des Burdon, des Frodeau, a eu lieu, celui de la vieille Europe qui ne croit qu'à l'art assisté et subventionné, disons aux valeurs de l'ambassadeur, les mêmes que celles des cochons presque cacher de Bordeau-Chesnel.

Dans l'île de Rossellini, la belle Ingrid Bergman se fait sadiser. Hitchcock n'alla jamais aussi loin. Pourtant, d'un cinéma l'autre, c'est pareil : une paire de fesses à la place des joues (potelées), un trou du cul en guise de sourire. Si vous voulez en savoir plus, demandez au jeune Godard (Rolle, Suisse), il vous dira son amour pour les fesses de Bergman. Plus de larmes pour pleurer les larmes de son corps sur l'île éperdue, l'île perdue de Rossellini. On fait quoi alors ? On baise avec Dieu, pardi. Rossellini, Hitchcock, un seul et même combat.

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