quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«Sylvia Scarlett», de George Cukor (1935). Katharine Hepburn, belle comme Bowie

11/04/1995 à 04h17

SKORECKI Louis

CINE CINEFIL, 19 heures: «Sylvia Scarlett», de George Cukor (1935)

Parmi les très nombreux films extraordinaires de George Cukor, Sylvia Scarlett a quelque chose d'un film culte. Sans doute parce que son sujet, le travestissement et ses conséquences sur la vie sentimentale, a quelque chose d'étrangement contemporain dans la mesure où il traque les derniers recoins de l'ambiguïté sexuelle.

Cukor réalise Sylvia Scarlett en 1935, au moment où Cary Grant n'est pas encore perçu comme le jeune premier idéal, ce qui permet de lui donner le rôle complexe de Jimmy Monclay, un petit truand pas très sympathique au fond. L'histoire commence à Marseille quand la mère de Sylvia Scarlett meurt. Le père et la fille se consolent comme ils peuvent. Sylvia est jouée avec de belles nattes juvéniles par Katharine Hepburn et son père est le quelque peu grotesque Edmund Gwenn. Le père avoue à sa fille qu'il a volé dans sa caisse de comptable pour jouer aux courses. Il a perdu.

Ils décident de fuir pour la France. Sylvia Scarlett se coupe les cheveux et s'habille en garçon en se faisant appeler Sylvester Scarlett. Cary Grant dénonce Edmund Gwenn aux douaniers et on découvre de la dentelle cachée sur lui. Mais Cary Grant réussit quand même à convaincre le père et la fille de s'associer avec lui.

Ils partent en tournée de troubadours. Katharine Hepburn/Sylvester a la beauté ambiguë et moderne d'un David Bowie. Est-ce pour cela que l'artiste Michael Fenn (Brian Aherne) veut faire son portrait?.

Rediffusions: mercredi 12 à 1h15, jeudi 13 à 15h15, vendredi 14 à 24 heures.

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