segunda-feira, 31 de agosto de 2015

The Lady Eve

CINECINEMA AUTEUR, 22 h 10

Par Louis SKORECKI

Ne pas oublier Sturges. Pas John, lourdaud fabricant de westerns (les Sept mercenaires, Règlements de comptes à OK Corral), mais Preston, l'ex-scénariste à l'élégance hawksiennne, ironique. Preston, dandy détaché, artiste de passage, triste et drôle à la fois.

Ne pas oublier Sullivan's Travels (1941), chef-d'oeuvre de détachement rieur, de fantaisie sociale, et aussi de légèreté absolue, avec l'un des deux plus beaux couples du cinéma (l'autre, c'est Montgomery Clift et Lee Remick dans le Fleuve sauvage de Kazan) : Joel McCrea et Veronika Lake. Une petite douzaine de films en moins de vingt ans d'activité (1940-1957), c'est peu, mais ça suffit pour laisser une marque aussi grande que celle de Harry Langdon ou de Charles Laughton.

The Lady Eve précède de quelques mois Sullivan's Travels mais il ne le fait pas oublier. Lourcelles parle de «comédie à la fois prévisible et assez lourde», soulignant la belle interprétation de Barbara Stanwyck ainsi que «l'intrusion fréquente du slapstick (maladresses, chutes, carambolages)».

Il ne va pas jusqu'à parler de pré-Vidéo Gag, mais il aurait pu. Lourcelles insiste sur le côté maladroit et burlesque du personnage de Henry Fonda, dont la performance brillante «devient assez vite envahissante et presque insupportable». Rien à ajouter. Avec Lourcelles, on n'a jamais le dernier mot.

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