quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«Tristana», une histoire d'amour et de mort signée Buñuel

13/03/1995 à 02h13

SKORECKI Louis

LES films de Luis Buñuel ont commencé à changer vers la fin de sa vie. Une certaine douceur est venue s'installer là où il y avait violence. Bunuel parle toujours des travers de la vie bourgeoise, mais il le fait avec les couleurs artificielles du rêve éveillé.

Tourné en 1970 à Tolède, treize ans avant la mort du cinéaste, Tristana est une histoire d'amour et de mort. Deux femmes en noir arpentent les rues de la ville. La plus âgée s'appelle Saturna (Lola Gaos) et la plus jeune, Tristana, est jouée avec une timidité sérieuse par Catherine Deneuve dont la beauté n'a jamais été aussi lisse. Elles regardent Saturno, le fils sourd-muet de Saturna, qui joue au football.

La mère de Tristana vient de mourir et elle est recueillie par un vieil aristocrate ruiné, don Lope, qui devient son tuteur. C'est Fernando Rey qui prête à don Lope sa rondeur énigmatique et son regard inquiet. Bientôt, le vieil homme devient l'amant de la jeune fille qui ne se défend pas. On ne voit rien de leur amour mais on assiste à un cauchemar à répétition de Tristana qui voit la tête sanguinolente de don Lope se balancer au bout d'une cloche.

La jeune fille quittera don Lope pour un jeune peintre dont elle est tombée amoureuse. Mais elle revient vers son tuteur quand elle tombe malade. On lui coupe une jambe. Don Lope l'épouse et croit qu'il va connaître de nouveau l'amour.

Louis SKORECKI

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