quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Un jour aux courses. Ciné Cinéfil. Sam Wood.

Par Louis SKORECKI — 3 juillet 1996 à 08:45

Ciné Cinéfil. 22h.

Sam Wood a plus de cinquante ans quand il tourne deux films avec les Marx Brothers, Une nuit à l'opéra et Un jour aux courses. Ce sont deux petits chefs-d'oeuvre de burlesque ringard qui donnent bien une idée de son sens du rythme. Mais si l'on considère que c'est aussi le même Sam Wood qui a signé le génial The Devil and Miss Jones (le Diable s'en mêle), une comédie qui vaut largement le meilleur McCarey ou le meilleur Capra, il y a fort à parier que son oeuvre entière, qui court de 1920 à 1949, soit à réévaluer.

Un jour aux courses est en 1937 l'une des aventures les plus échevelées des frères Marx. L'histoire commence dans une gare, à l'arrivée d'un train. Chico attend les voyageurs qui viennent au sanatorium de son amie Judy (Maureen O'Sullivan) mais personne n'arrive. On comprend que la malheureuse Judy est couverte de dettes et qu'elle sera bientôt obligée de vendre son institution. Elle retrouve son amoureux, le jeune Gil (Allan Jones), apprenti chanteur qui vient d'acheter un cheval, Hi Hat, pour essayer de gagner une course et sauver le sanatiorium. Celui-ci ne vit que des largesses de la richissime madame Upjohn, jouée par l'invraisemblable Margaret Dumont, malade imaginaire. Elle s'apprête à quitter elle aussi l'établissement quand elle apprend qu'un célèbre docteur, le professeur Hackenbush, est attendu au sana.

Le fameux Hackenbusch (Groucho Marx) est en fait un vétérinaire fou qui va se faire passer pour docteur. Après une scène hilarante où Chico roule complètement Groucho qui veut parier, les financiers véreux qui veulent reprendre le sanatorium essayent de discréditer le docteur Groucho. Harpo est jockey et c'est lui qui doit monter Hi Hat pour la course qui décidera si Judy peut garder son établissement.

Clou du film, cette course comprend une séquence de dix minutes qui passe de l'opérette au gospel et au jazz avec une frénésie swing de danses et de chants, qui annoncent presque la world music.

Louis SKORECKI

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