quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Un Truffaut au goût de framboise. Dans «Tirez sur le pianiste», Boby chante «Avanie...».

15/06/1995 à 06h10

SKORECKI Louis

Après l'éblouissement inaugural que représentait les Quatre Cents Coups, François Truffaut choisit en 1960, pour son deuxième film, d'adapter Down There, un roman noir de David Goodis. Et il adopte le Cinémascope noir et blanc, un format peu usité et peu pratique pour raconter cette histoire policière pleine de bruit et de fureur.

Un homme court dans la nuit noire. Il se réfugie dans un café. L'homme qui lui ouvre est son frère. Le fugitif s'appelle Chico, il est joué par Albert Rémy. Son frère se fait appeler Charlie Koller et c'est Charles Aznavour qui lui prête sa géniale fragilité et ses yeux inquiets.

Charlie Koller est pianiste de bar. On apprendra peu à peu qu'il a eu une autre vie et un autre nom avant. Il aide Chico, poursuivi par deux tueurs, à s'enfuir. Et Boby Lapointe se met à chanter une chanson que Truffaut a la belle idée de sous-titrer: Elle s'appelait Françoise/ Mais on l'appelait Framboise/ Une idée de l'adjudant/ Qu'en avait très peu pourtant/ Des idées.

Tirez sur le pianiste raconte l'histoire d'amour timide entre Lena (Marie Dubois) et Charlie, son passé de pianiste virtuose qui resurgit, comment il a laissé Thérésa (Nicole Berger) se suicider pour lui, comment sa vie s'est brisée.

Dans le présent, il faut fuir: les deux truands sont là, ils kidnappent Fido, le petit frère de Charlie, tout le monde se retrouve dans la neige pour un ballet meurtrier et tragique. Charlie ne connaîtra qu'un bonheur court avec Lena et sa vie de pianiste minable le rattrapera sans espoir de retour.

Canal Jimmy, 20h05, «Tirez sur le pianiste».

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