segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Alfred Hitchcock présente (2)

23 OCTOBRE 2006 À 23:47

LOUIS SKORECKI

Quand on aime, on ne compte pas. De retour à Noël, 26 minutes (ou plus), est doublement signé Hitchcock. Il l'a réalisé, il l'a produit. C'est un concept autant qu'un film, comme tous les Hitchcock présente, ces haïkus télévisés qui ont popularisé la silhouette du maître du suspense. Sans ces courts métrages décriés (pauvreté de la mise en scène, théâtre filmé, radio filmée), Hitchcock n'aurait pas l'image qu'il a. Tous les moyens d'images sont bons pour devenir un maître. Il faut insister sur Hitchcock producteur (de concepts entre autres), revenir sur son sens inné du cinéma comme art impur, rappeler l'ignoble noblesse du personnage. Tu ne trouves pas que j'ai raison, Hitch ? Il ne répond pas. Parle-moi Alfred, je dis. Silence radio. Vous m'avez abandonné, Dieu des cinéphiles, je dis. Dieu ne répond pas non plus. Je me dis que ces Alfred Hitchcock présente sont l'envers exact du cinéma d'auteur (celui qui te parle à l'oreille quand tu n'as rien demandé), et qu'il est normal qu'ils me fassent la gueule. Je leur crie que je les aime, ces films tournés à la six-quatre-deux, mais ils ne répondent pas. Alfred non plus ne répond pas. De retour à Noël, vous êtes un joli film. Silence radio. Le film s'est fait la paire ou quoi ? De toute façon, je dis (en m'adressant à Alfred), c'est l'invention qui compte, et l'invention, c'est vous, maître. Il ne répond pas.

SKORECKI Louis

CINECINEMA CLASSIC, 20 h 15

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