segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Alfred Hitchcock présente

CINéCINéMA CLASSIC, 14 h 50

Par Louis SKORECKI

Ce film est moins long que ceux dont je parle en général. Une demi-heure, pas plus. Quand on aime, on ne compte pas. Ca s'appelle Accident, et c'est doublement d'Hitchcock. Il l'a réalisé, il l'a produit. Quel est-il ? C'est un film-concept, un film pour la télé, un film de producteur. Cinécinéma fait la même erreur conceptuelle qu'Universal avait faite pour l'édition des Alfred Hitchcock présente en DVD, en ne programmant que les miniatures noir et blanc réalisées par Hitch, alors que celles qu'il n'a pas signées sont au moins aussi belles, sinon plus.

Tu ne trouves pas que j'ai raison, Alfred ? Il ne répond pas. Je décide d'insister. Parle-moi Alfred, je dis. Silence radio. Les cinéastes et les films auraient-ils décidé de me faire la gueule, d'arrêter de dialoguer avec moi ? Vous ne m'avez quand même pas abandonné, Dieu des cinéphiles, je dis, mais Dieu ne répond pas. Je me dis que ces Alfred Hitchcock présente sont l'antithèse du cinéma d'auteur (celui qui te parle à l'oreille pour un rien), et qu'il est logique que Dieu et Alfred m'ignorent. C'est le retour du théâtre filmé, je hurle à Alfred, vous êtes génial. Il ne répond toujours pas. Votre épisode est moins bien que celui signé par Ida Lupino, je lui dis. Il ne dit rien. Même pas en colère, Alfred. De toute façon, c'est l'invention qui compte, et l'invention, c'est vous. Mais Hitchcock ne répond pas.

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