quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Bank Holiday. Ciné Cinéfil. 19h05.

LOUIS SKORECKI 29 OCTOBRE 1996 À 23:53

Carol Reed est un Londonien qui fut acteur de théâtre et secrétaire d'Edgar Wallace. Né en 1906, il tourne une trentaine de films entre 1935 et 1972. Il sait utiliser son flegme britannique pour raconter la lutte entre William Pitt et Napoléon (The Young William Pitt), pour transformer Oliver Twist en comédie musicale (Oliver), mais aussi pour adapter Cronin (The Stars Look Down), participer à l'effort de guerre anglais (The True Glory), illustrer Priestley (Laburnum Grove) ou Graham Greene (Our Man in Havana). Beaucoup de spectateurs continuent d'attribuer son Troisième Homme à Orson Welles qui n'en était qu'acteur.

En 1938, Carol Reed réalise un de ses meilleurs films, l'ambitieux The Bank Holiday. Sur fond de guerre en Europe et de révolution en Amérique du Sud, il va suivre une dizaine de personnages pendant les congés les plus suivis d'Angleterre, les «Bank Holiday». L'histoire commence dans un hôpital où un homme nerveux, Stephen Howard (John Lodge) attend que sa femme accouche. Murs blancs, atmosphère sinistre, éclairages expressionnistes. La jolie infirmière, Catherine Lawrence, jouée par la douce Margaret Lockwood, essaye de le persuader que l'opération qui doit avoir lieu n'est que pure routine.

Parallèlement aux scènes de l'hôpital, on suit plusieurs personnages qui partent pour Boxborough, une petite station balnéaire. L'affluence record submerge la gare et les quais du train. Dans un coin, le fiancé de Catherine, Geoffrey (Hugh Williams) se ronge les sangs en l'attendant. On suit aussi une fille rêveuse qui doit participer à un concours de beauté, une famille nombreuse, deux militaires. Tout au long de l'histoire, on retrouvera ces personnages.

Tandis que la nurse se résout enfin à rejoindre son fiancé, on suit les foules qui attendent le train. Rien ne se passe comme prévu dans ce conte fragile et poétique

SKORECKI Louis

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