quinta-feira, 10 de setembro de 2015

Bloody Mama.

07/05/2004 à 00h30

Ciné Cinéma auteur, 16 h 20.

SKORECKI Louis

On devrait parler de Walsh tous les jours. ça changerait de tous ces cinéastes en goguette qui squattent à longueur d'année les festivals intermittents.

­ Tu penses à qui ?

­ Gus Van Sant, Lars Von Trier, Tarentino.

­ Scorsese aussi ?

­ Si tu veux.

­ Les pédés ?

­ Si tu veux.

­ Bloody Mama, ça ne vaut pas un Walsh, c'est une merde de Corman.

­ Tu penses que c'est plutôt mou du genou, c'est ça ?

­ Oui. C'est du Tavernier américain.

­ Mais c'est quand même très walshien.

­ Tu te fous de ma gueule, c'est ça ?

­ Cherche un peu.

­ Bloody Mama, c'est bien cette stupide histoire de gangsters inspirée de la vie de Ma Barker et de ses fils, c'est ça ?

­ Oui. Mais il y a du Walsh là-dedans.

­ Où ? C'est une série B de Samuel Z. Arkoff et Roger Corman. C'est du pré-Scorsese plutôt que du Walsh.

­ Tu dis ça parce qu'il y a De Niro dans un petit rôle.

­ Pas seulement. C'est sérieux comme Scorsese.

­ C'est vrai.

­ Corman en rajoute avec ses histoires d'inceste, non ?

­ Oui. La scène où la fillette de 13 ans est violée par son père sent l'épate-couillons.

­ Et les frères qui la tiennent pendant qu'elle se fait violer, c'est pas pour choquer le bourgeois ?

­ Oui. Mais il y a du Walsh là-dedans.

­ Où.

­ Shelley Winters.

­ Elle joue dans Saskatchewan de Walsh avec Alan Ladd, c'est ça ?

­ Oui. Mais il y a autre chose, ne me dis pas que tu as oublié.

­ Ah oui, «Top of the world, Ma». Mais c'est quand même salement différent de L'enfer est à lui.

­ Le Walsh est de 1949, le Corman de 1970. C'est tout.

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