quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 22h15. Gare au percepteur.

11/12/1995 à 11h23

SKORECKI Louis

Si Walter Lang n'est pas un véritable auteur, il s'est quand même essayé avec bonheur à tous les genres de comédies à Hollywood. Gare au percepteur (The Jackpot) qu'il signe en 1950 est un film charmant qui raconte la désunion provisoire d'un couple très heureux, un thème fréquent dans le cinéma américain mais qui est abordé ici avec originalité.

Les premières images nous montrent un coin d'Amérique profonde, une maison dans une rue calme, un garçon à vélo qui jette le journal du matin, une camionnette qui vient livrer le lait. Amy (Barbara Hale) est une jolie maman qui vérifie la propreté des mains de son jeune fils, Tommy, empêche sa jeune fille, Phyllis (Natalie Wood), de s'éterniser au téléphone, réveille Bill, son mari (James Stewart), qui dort profondément. Ce matin-là, Bill a décidé de faire le bilan de sa vie, s'apercevant qu'il est heureux même s'il ne réalisera jamais son rêve d'enfant: partir au pôle Nord.

Bill travaille dans un grand magasin et monsieur Woodruff, le patron, a décidé de nommer un employé vice-président. Bill a une chance sur deux d'être désigné. Mais sa vie va changer quand il reçoit un coup de téléphone d'une station de radio le prévenant qu'il gagnera 24.000 dollars s'il trouve la réponse à une devinette dans l'émission du soir. Il invite tous ses amis à la maison et quelqu'un lui donne un tuyau sur la personne à trouver. En fait, on lui donne deux noms et il doit choisir.

Dans une athmosphère de frénésie typique des comédies hollywoodiennes, on attend que le éléphone sonne. Plusieurs candidats perdent, et quand c'est au tour de Bill, l'excitation est à son comble. Il donne un nom... et gagne. Au début, c'est comme un beau rêve: le facteur lui apporte une bague de 2.000 dollars, un décorateur vient remettre la maison à neuf. Puis ça se gâte un peu: 250 kilos de viande sont livrés ainsi qu'un poney, une caravane et d'autres lots. En fait de 24.000 dollars, Bill n'a droit qu'à des cadeaux, plus encombrants les uns que les autres. Et le pire, c'est qu'il apprend qu'il devra payer 7.000 dollars d'impôts sur toutes ces marchandises. Bob n'a que 496 dollars à la banque. Comment va-t-il s'en tirer? Il essaye de tout revendre et manque de briser son ménage dans l'aventure.

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