quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 22h20. Amédée. Gilles Grangier.

Par Louis SKORECKI — 14 juin 1996 à 06:57

Ciné Cinéfil. 22h20. Amédée. Gilles Grangier.

Artisan consciencieux mais sans génie, Gilles Grangier naît en 1911 et tourne une cinquantaine de films entre 1943 et 1973. On lui doit quelques bons films policiers, Danger de mort, Reproduction interdite, le Rouge est mis, qui rachètent la médiocrité générale de son oeuvre. Amédée est en 1949 une comédie sans prétention qui se laisse regarder avec plaisir. Le rôle principal est tenu par Rellys, un acteur étonnant qui nous laisse le souvenir de son interprétation géniale d'Ugolin dans le chef d'oeuvre de Pagnol, Manon des sources. Dans Amédée, il joue le rôle titre, celui d'un employé dans un Institut de beauté. Une voix off ironique raconte la drôle d'histoire qui est arrivée à cet homme sans importance. Dans sa vie d'homme moyen, Amédée se partage entre sa femme dévouée, Amélie (Anette Poivre) et une maîtresse qu'il entretient, Jacqueline (Jeanette Batti). Vendeur d'une pommade soit disant radioactive, Amédée dilue les crèmes en secret pour faire 20 pots à partir de 10. C'est ainsi qu'il peut subvenir aux besoins de sa maîtresse.

Un jour qu'il pousse une voiture en panne dans la rue, Amédée est arrêté car la voiture appartient à des gangsters. Pour se disculper, il demande qu'on lui injecte du sérum de vérité. Libéré avec un non-lieu, il ne sait pas que le Penthotal va faire son effet pendant deux jours. Amédée se met donc à dire la vérité: il parle de sa maîtresse à sa femme, dévoile ses supercheries à son patron, explique aux clientes que les crèmes de l'Institut Mareuil sont faites avec du sabot de cheval, etc.

Heureusement, la drogue finit par perdre son effet et Amédée se remet à mentir naturellement, ce qui permet à tout de rentrer en ordre dans l'Institut Mareuil.

Louis SKORECKI

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