quinta-feira, 10 de setembro de 2015

Deux bergers toscans dans un western philosophique. ""Domani, domani""

07/02/1995 à 01h23

SKORECKI Louis

Paris Première, 22h20, film

NANNI MORETTI a produit plusieurs films. L'un d'entre eux fut fidèle à l'univers familier du cinéaste, mais ce n'est pas le cas de Domani, domani, une fable picaresque aussi éloignée que possible de son style et de ses préoccupations.

C'est en 1988 que Daniele Luchetti réalise, avec deux acteurs aussi inconnus que lui, Paolo Hendel et Giovanni Guidelli, cette histoire d'initiation de deux bergers toscans. L'action se passe en 1848, quand deux jeunes «gardians», Lupo et Edo, décident de devenir voleurs. Mais un convoyeur d'argent, plus malin qu'eux, cache toutes les pièces d'or dans la selle de sa monture. Et accuse les deux amis du vol. Domani, domani est divisé en chapitres et la première mésaventure de nos deux hors-la-loi s'intitule Qui ne tente rien n'a rien. Le chapitre deux, c'est Gianloretto le terrible. Gianloretto, un vrai bandit, hirsute et redoutable. Il décide d'exécuter Lupo et Edo, qu'il a capturés, mais ceux-ci réussissent à le convaincre de les laisser en vie pour qu'ils l'aident à obtenir une rançon pour leurs prisonniers, une anglaise et un artiste peintre. Celui-ci leur «croque» le portrait . Plus tard, ce portrait servira à les capturer.

L'épisode le plus étrange est celui où l'abbé Flambart décide de séparer les deux malheureux et d'en éduquer un seul. Il fait le pari d'en faire un gentilhomme. Domani, domani est finalement un western philosophique qui raconte, sur un ton farfelu, comment deux innocents appréhendent le monde.

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