segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Dracula

8 SEPTEMBRE 2006 À 23:13

LOUIS SKORECKI

Faut-il d'abord parler de Tod Browning ou de Bela Lugosi ? Les défenseurs de la politique des auteurs mettront Tod Browning en avant, ce qui n'est pas bête pour une fois. Non que l'attirance sentimentale de ce vieux maître pour les difformités réalistes et mélodramatiques nous intéresse plus que ça.

De 1917 à 1939, quelques beaux films comme le Club des trois, l'Inconnu, les deux Dracula de 1931 et 1935, les Poupées du diable et surtout Freaks, installent le canevas browningien par excellence, celui qui n'a de cesse de poétiser l'horreur plus vite que la lumière. Non, ce n'est pas ça qui nous intéresse. Le plus important, c'est que Browning a été assistant de Griffith, sur Intolérance, en 1914.

Pourquoi est-ce important ? Question d'initiation, de relais, de lignée cinéma. C'est quoi exactement, une lignée cinéma ? Juste un emboîtage d'idées, un corps d'expériences vécues, une chaîne. Ne pas oublier de qui Browning lui-même a été le maître. Vous ne voyez pas ? McCarey bien sûr. Le plus hollywoodien et le plus doué des cinéastes d'un art d'usine oublié, le «cinéma», a tout appris de Browning, qui a lui-même tout appris de Griffith. Ils ont regardé comment l'autre faisait, afin de faire autre chose, afin de faire leur truc. McCarey m'a dit ça, à Hollywood, en 1964. Et moi ? Suis-je le disciple de McCarey ? A vous de voir. Et Bela Lugosi, au fait ? Fallait-il commencer par lui ? Oui, évidemment. Ce sera pour une autre fois.

SKORECKI Louis

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