quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Elle et Lui (1957)

Par Louis SKORECKI

CINéCINéMA CLASSIC, 22 h 10

Encore Elle et Lui ? Eh oui. Saviez pas que l'amour durait toute la vie ? Pour ce remake somptueux d'un autre Elle et Lui au moins aussi beau, celui de 1938, on n'en a pas fini de ne pas en avoir fini. L'idée qu'on n'en a jamais fini, c'est ce qu'on appelle l'amour. Rien que ça ? Oui. Rappeler le nom du scénariste glorieux des deux versions (1938 et 1957) de cette histoire belle à pleurer : Delmer Daves. Rien pour ça, pour ces deux Elle et Lui chantants, il lui sera beaucoup pardonné, même ses films de cinéaste de gauche bien pensant. L'autre scénariste de ce film sublime, c'est bien sûr McCarey lui-même, l'un des cinéastes les plus audacieux et surtout les plus inventifs de l'usine cinéma du très grand Hollywood.

Je me répète ? C'est comme ça. Comme cette réunion sensuelle et inédite entre Deborah Kerr et Cary Grant. Je me répète encore, dites-vous. Ah bon ? Ai-je dit que le film se tenait entre les yeux de son spectateur comme une paire de cerises dans la main d'une fillette prépubère ? On n'a pas le droit de le dire ? Ah bon. Est-ce que j'ai parlé du mix de moiteur d'amour et de frigidité martienne, qui fait le charme glamour de ce couple inédit ?

Ça aussi je l'ai dit ? C'est quoi alors ? Parkinson ? Alzheimer ? Qu'est-ce que vous dites ? Skoreckite aiguë ? Vous devez avoir raison. Comme l'écrit dans un mail express Marie Dupont, sitôt qu'elle a su que je quittais Libé, « Et ne reviens surtout plus. » Promis.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog