quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Forty Guns.

13/01/2005 à 23h35

Cinécinéma classic, 12 h 15.

SKORECKI Louis

Trois ans avant ce film, Allan Dwan en faisait une belle version rustique, Cattle Queen of Montana, avec la même Barbara Stanwyck. C'était en 1954. Le film de Dwan est meilleur parce qu'il est photographié par John Alton et produit par Benedict Bogeaus.

­ Le Fuller est bien, quand même ?

­ Oui. Rapide, remuant, provocateur. Il tient entièrement dans un échange de dialogue entre Barbara Stanwyck et Barry Sullivan. «Est-ce que je peux le toucher ?» demande-t-elle d'un air coquin en regardant son revolver. Il la fixe droit dans les yeux et répond du tac au tac : «Il pourrait vous exploser au visage.» On imagine Fuller hurlant de rire en racontant la scène.

­ Il se moque du monde.

­ Pourquoi ?

­ Un film n'est pas une plaisanterie entre amis. Et les spectateurs ?

­ Trois amis, ça fait trois spectateurs.

­ Des dialogues comme ça, je t'en écris quand tu veux.

­ ça m'étonnerait.

­ Fuller, tu l'as connu ?

­ Très bien. Quand je suis revenu le voir en 1964, avec Daney, il nous a tout de suite demandé qui était le gros et qui était le maigre.

­ Pourquoi ?

­ Il voulait savoir quel maillot de bain donner à chacun.

­ Tu as nagé dans la piscine de Fuller ?

­ Bien sûr. Daney aussi.

­ C'était lui, le maigre ?

­ Il n'y avait pas photo.

­ Et Forty Guns, alors ?

­ L'homme important du film, c'est Gene Fowler Jr., un grand monteur qui était aussi cinéaste. Je l'ai rencontré avec Fritz Lang, ils étaient très amis. Entre 1941 et 1956, il a monté cinq ou six des plus beaux Lang. Le dernier, c'est l'Invraisemblable Vérité. Avec Fuller, il a monté le Jugement des flèches, China Gate et Forty Guns.

­ Pas mal.

­ Eh oui.

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