quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Fureur apache

Par Louis SKORECKI

CINéCINéMA CLASSIC, 20 h 45.

Un des rares westerns importants des années 70, dit l'ami Lourcelles, l'un des seuls à ne pas s'être trompé sur cette décennie médiocre. Il ne s'est pas trompé sur grand-chose, faut dire, mais sur les seventies, il est royal. Il passe, regarde à peine, en prenant juste le temps de survoler, c'est-à-dire de réfléchir. Un seul Cassavetes trouve grâce à ses yeux ( Husbands, 1970), un Coppola ( le Parrain, 1972), un Scorsese ( Taxi Driver, 1975). Et encore, sans enthousiasme excessif. On n'est pas loin de penser comme lui, surtout par jour de pluie. Des dix Aldrich des années 70, il ne retient qu'Ulzana's Raid ( Fureur apache, 1972). Il a raison. Faut dire qu'il ne retient de toute l'«oeuvre» d'Aldrich que Vera Cruz, Bronco Apache, En 4e vitesse, Qu'est-il arrivé à Baby Jane. Il y avait autre chose ? Ah bon, je ne savais pas. De Fureur apache, on dira qu'il reprend en partie Bronco apache, sur un ton nettement plus noir. Burt Lancaster jouait un Blanc, il est passé au rouge, signe des temps, dans ce portrait schizo des rapports avec les Indiens.

Seul Fuller, dans le sublime Jugement des flèches, ira plus loin dans l'identification impossible au «sauvage», avec un sens de la folie qu'il est le seul à avoir atteint. C'était quinze ans avant qu'Aldrich ne filme le coucher de soleil du cinéma classique. C'est peu mais c'est déjà ça.

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