quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Heat

Par Louis SKORECKI

CINéCINéMA AUTEUR, 00 H 05.

Comment parler de Warhol aujourd'hui qu'il est dans toutes les bouches ? C'était plus facile avant. C'est toujours plus facile avant. C'est peut-être pour ça que le docu d'Eric Dahan sur Paul Morrissey, Autumn in Montauk, est si rafraîchissant. Ne pas le rater, il passe le jeudi 22 à 23 h 55 sur Cinécinéma auteur, décidément une belle chaîne de cinéma. De cinéma ? Oui. Ne pas parler de Warhol, ça laisse un goût de mort dans la bouche. Mort des idées, des gens, des idéologies. Parler de Heat de Morrissey, pas le chanteur pédé des Smiths, mais le vulgarisateur warholien dont E.D. décrit si bien le système.

On dit quoi ? Oscar ? Moins minimaliste, moins agressif que Warhol, je pense. Tu tiens ça d'où, Oscar ? Je le sais, monsieur, c'est tout. Tu as pompé sur le livre de Tavernier et Coursodon, 50 Ans de cinéma américain, c'est ça ? Oscar baisse la tête. Pourquoi n'as-tu pas copié sur un meilleur livre, le Lourcelles par exemple ? Y a rien sur Heat, monsieur. Tu es bigleux, Oscar, prends le Lourcelles, vas page 444, tu lis quoi ? Ce n'est pas le même film, c'est Du sang pour Dracula. Il parle du système Morrissey, oui ou non ? Oui, il dit qu'il est aristodécadent, monsieur, ou quelque chose comme ça. Et encore ? Pathétique, drôle, élégant. Et encore ? Il parle de documentaire social. Ça ne te suffit pas ? Oscar baisse la tête. Dans sa tête, ça pulse. Je ne le ferai plus monsieur. Je ne le ferai plus.

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