quinta-feira, 10 de setembro de 2015

La Femme au portrait

ARTE, 20H40

par Louis SKORECKI

Ce n'est pas le plus beau Lang, mais c'est l'un des plus exemplaires. Le contraire de ces films frontière dont je vous rebats les oreilles. Il ne divise pas, il réunit. Impossible de ne pas l'aimer. Très Levinas, si vous voyez ce que je veux dire. Vous ne voyez pas. Vous commencez à fatiguer. Vous voulez la traduction. Ecoutez Lourcelles, toujours aussi cinéphile : «Pendant longtemps, ce fut le seul film américain des années 40 signé Lang à trouver grâce auprès de la critique et des ciné-clubs. Il occulta même des oeuvres plus importantes comme Ministry of Fear, The Secret Beyond the Door, House by the River. Ce succès critique peut être attribué à une certaine lenteur du récit qui développe avec minutie et classicisme son sujet en le faisant commenter par d'abondants dialogues; à l'interprétation "psychologique" d'Edward G. Robinson dans le rôle d'un quinquagénaire victime presque malgré lui du démon de midi; et à un dénouement-surprise qui fit couler beaucoup d'encre

Pourquoi n'écris-tu pas comme ça au lieu de nous raconter ta vie ? Tu fais chier, Skorecki. Ah bon, vous le prenez comme ça. Alors, sortez vos cahiers et notez. Quand j'ai connu Fritz Lang, à Hollywood, en 1963, c'était un homme aigri. Il était content que Godard lui permette encore de parler de cinéma.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog