quinta-feira, 10 de setembro de 2015

La Flèche brisée

CINECINEMA CLASSIC, 19 h 10

par Louis SKORECKI

Pas besoin d'invoquer le progressisme pro-indien de ce beau film pour prouver qu'il est beau. Il est beau, c'est tout. De plus en plus minimal, Skorecki. Si ça continue, tu donneras juste le titre et un adjectif. Pourquoi pas ? Si la photo est belle, pourquoi pas ? Si ce film est superbe, c'est à cause d'un cinéaste et de deux ou trois acteurs. Le cinéaste, Delmer Daves, a imaginé pour Leo McCarey le scénario et les dialogues d'Elle et lui. La version de 1939 (il avait 35 ans) avec Irene Dunne et Charles Boyer, et celle de 1957 avec Deborah Kerr et Cary Grant. Rien que pour cela, il lui sera beaucoup pardonné.

Restent les trois acteurs : l'imperturbable et énigmatique James Stewart en ex-chercheur d'or, Jeff Chandler dans le rôle du grand chef indien Cochise et Debra Paget dans celui d'une belle Indienne aux yeux bleus. Avec un trio comme ça, on ne peut pas se tromper. Le Blanc veut aider son ami Cochise, il épouse l'Indienne aux yeux d'eau. Honnêteté morale, sens du sacrifice, tout coule ici comme une rivière dont on ne se lasse pas. Boire à son eau, ne pas cesser d'y croire, n'être jamais rassasié. «Le lyrisme de Daves et son immense talent plastique culminent dans le plan où les deux époux allongés contemplent un paysage de lac et de montagnes. Il a une véritable saveur paradisiaque.» C'est Lourcelles qui parle. Quand on ne peut pas mieux dire, on ne dit rien.

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