segunda-feira, 7 de setembro de 2015

La Ronde de l'aube (2)

LOUIS SKORECKI 17 FÉVRIER 2005 À 00:36

Le plus grand Sirk. Le seul à poser la question de l'homosexualité. Comme on n'en parle pas en 1957, Robert Stack devient impuissant devant la caméra noir et blanc de Sirk. Comme si ce petit machin servait à rendre les femmes heureuses. Il les fait jouir, non ?

Qui t'a dit ça ? Ton papa ?

Oui.

Tu ferais mieux d'écouter ta maman.

Elle n'en parle pas.

Ouvre les yeux, alors.

Comment ?

Tu ne sais pas ouvrir les yeux ?

Je suis trop sirkien. L'aveuglement, c'est bien son truc, à Sirk ?

C'est ça. C'est Dieu qui décide de l'aveuglement. Sirk et lui sont sur le même bateau.

Qui pousse l'autre ?

C'est toujours Dieu qui pousse.

Il aime ça ?

Faut croire.

Et la Ronde de l'aube, alors ?

Un journaliste tombe amoureux de la femme d'un aviateur, joué par le beau Robert Stack.

Dorothy Malone, c'est ça ?

C'est ça.

Elle se laisse faire ?

Bien sûr. Son mari est impuissant. Pédé, je veux dire. Si tu aimes souffrir, tu vas adorer faire pédé dans la Ronde de l'aube.

Pourquoi ?

Le journaliste aime le mari, mais leur amour est impossible.

Pourquoi ? Il est pédé lui aussi ?

Oui. Mais il ne le sait pas.

C'est Rock Hudson ?

Evidemment.

Les journalistes et les acteurs sont tous pédés, alors ?

Pas Jalil Lespert.

On dit qu'il est fade.

Il n'est pas fade. C'est une passe.

Il est en analyse ?

Bien sûr. Le Promeneur du Champ-de-Mars, c'est une séance. Et là, Jalil Lespert est le plus fort. Mieux que Bouquet. Mieux que Robert Stack.

Mieux que Stack ? Tu te fous de moi ?

Non.

SKORECKI Louis

TPS Cinétoile, 13 h 05.

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