quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Le démon s'éveille la nuit. Ciné Cinéfil, 20h30.

LOUIS SKORECKI 1 OCTOBRE 1996 À 23:44

Fritz Lang a 62 ans quand il réalise en 1952 le Démon s'éveille la nuit (Clash by Night). Sa carrière américaine est alors bien entamée puisqu'il en est à son seizième film. Il s'est amusé à explorer tous les genres, du mélodrame social au film policier en passant par le western. Difficile de décrire le Démon s'éveille la nuit, qui raconte les vies croisées de plusieurs personnages dans un petit port de pêcheurs. C'est une oeuvre inclassable et touffue, qui se paye le luxe de mélanger allégrement documentaire et fiction.

Les premières images du film nous entraînent dans un petit bateau de pêcheurs à la sardine commandé par le gros Jerry (Paul Douglas). On voit les milliers de sardines capturées dans les filets et déversées dans une usine de conditionnement. Peggy travaille dans cette usine. C'est une jeune Marilyn Monroe qui interprète ce rôle de femme volontaire, repoussant le mariage que lui propose son petit ami. Toute dodue dans son jean trop large, elle est un contre emploi type de jeune femme émancipée dont elle se sort avec une aisance inattendue.

L'arrivée de Mae Doyle (Barbara Stanwyck), une femme qui a bourlingué pendant dix ans, va bouleverser le paysage du petit port californien. Jerry tombe amoureux de cette femme distante et dure qu'il s'empresse de présenter à son meilleur ami, le projectionniste Earl (Robert Ryan). Pour tourner le dos à son passé, Mae épouse Jerry et lui donne une fille. Mais tout laisse à penser qu'elle trompera son mari. Quand?

Plus que les personnages, ce sont les acteurs qui s'affrontent ici. La jeune Marilyn, le débonnaire Paul Douglas, le rusé Robert Ryan, la flamboyante Barbara Stanwyck. Le film avance par autant de scènes de duels qui lancent les comédiens les uns contre les autres, laissant au seul spectateur le loisir de se faire une idée. Barbara Stanwyck trompera effectivement son mari mais pas pour longtemps. L'idée d'une vie calme l'emportera sur son désir effréné, donnant au film une conclusion rapide et tout à fait inattendue.

SKORECKI Louis

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