quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Le Général improvisé. Ciné Cinéfil. 19h.

LOUIS SKORECKI 5 NOVEMBRE 1996 À 02:05

George Marshall réalise une centaine de films à partir de 1916. Certains critiques considèrent qu'il est à son apogée en 1932 avec Laurel et Hardy dans Pack up Your Troubles, d'autres le préfèrent en 1939 avec W.C. Fields pour Can't Cheat an Honest Man. Mais on ne peut pas oublier The Blue Dahlia, un thriller de 1946 dont le scénario est écrit par Raymond Chandler lui-même.

Les westerns de George Marshall sont souvent drôles et toujours musclés. Le plus beau est sans conteste Destry Rides Again en 1939 avec la merveilleuse Marlène Dietrich. On n'oubliera pas When the Daltons Rode, The Pillars of the Sky, et le curieux The Sheepman, une drôle de comédie-western qui raconte un conflit entre éleveurs de boeufs et éleveurs de moutons. Marshall finit sa carrière à la MGM avec des comédies nettement moins remarquables avec Glenn Ford comme The Gazebo.

Le Général improvisé (Imitation General) est en 1958 l'un de ces films tardifs que Marshall tourne avec Glenn Ford pour la MGM. Filmée en Cinémascope, cette comédie guerrière est loin d'être le chef-d'oeuvre du vieux maître. Le bref prologue nous emmène en France en août 1944, sous les bombes allemandes, dans une Jeep qui traverse l'écran à toute vitesse. Puis on fait connaissance avec les personnages, le sergent Murph, joué par Glenn Ford, le général (Kent Smith), le copain de Glenn Ford interprété par le comique Red Buttons.

Les trois hommes décident de faire d'une ferme leur quartier général. Glenn Ford surprend la fermière dans sa baignoire, elle hurle. C'est Taina Elg qui joue cette jolie Française plus sexy que convaincante. Red Buttons fait des grimaces pour l'apprivoiser et lui donne des dizaines de rations de nourriture en boîte pour la calmer. Bientôt le général est tué, et un soldat à bout de nerfs, voyant le casque étoilé que tient Glenn Ford, le prend pour le général. Glenn Ford décide de jouer ce rôle pour de bon. Le film, dès lors, hésite entre comédie et histoire héroïque.

SKORECKI Louis

Nenhum comentário:

Arquivo do blog