segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Liberté la nuit (5)

LOUIS SKORECKI 11 MAI 2005 À 02:07

CINECINEMA AUTEUR, 18 h 45.

Un café des Halles. Deux garçons d'une vingtaine d'années. Ils ont des livres plein les poches. Il y en a aussi sur la table.

C'est bien, les Baisers de secours ?

C'est le plus beau Garrel.

Pourquoi ?

Il y a Brigitte.

Brigitte ?

Brigitte Sy. La mère de Louis.

Elle fait quoi ?

Aujourd'hui ? Elle fait de la prison.

Tu te fous de moi.

Non. Elle fait du théâtre en prison.

Tu la connais ?

Je l'ai connue.

Et Louis ?

Je l'ai connu quand il avait 7 ou 8 ans.

Il était beau ?

Beau comme le jour.

Comme la nuit ?

Aussi.

Aristocrate ?

Oui.

C'est quoi, Liberté la nuit ?

Un documentaire sur Maurice Garrel.

Louis l'aime ?

Comment pourrait-on ne pas aimer Maurice Garrel ?

Tu le connais ?

C'est le Robert Mitchum français.

Rien que ça ?

Oui.

Et Philippe Garrel, il fait quel cinéma ?

Le sien.

C'est-à-dire ?

Ça ne te suffit pas ?

Ça devrait ?

Oui.

Sois plus précis.

Des mots ? Tu veux des mots ?

Oui.

«Ça nous est venu comme ça, pendant la misère ou par amour, pour ne pas mourir de faim.»

C'est beau. C'est de qui ?

Garrel.

Ça vient d'où ?

De Pourquoi filmez-vous ?

C'était bien, ce truc ?

Oui.

(A suivre)

SKORECKI Louis

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