segunda-feira, 7 de setembro de 2015

L'Inconnu du Nord-Express

CINECINEMA CLASSIC, 20 h 45.

Par Louis SKORECKI

Qu'est-ce qu'on peut dire de ce Hitchcock qui n'ait déjà été dit ? Tippi ? J'ai entendu quelqu'un dire que l'Inconnu du Nord-Express était un prequel du Faux Coupable. Tu l'as lu ou tu l'as entendu, Tippi ? C'est quelqu'un qui l'a lu qui me l'a dit. Ce n'est pas la remarque la plus bête au monde, mais ce n'est pas la plus brillante non plus, en tout cas ce n'est pas ce que dit Lourcelles, je viens de vérifier. Il est plus malin que ça, monsieur. Qui a parlé ? Biba ? Oui, monsieur c'est moi. Lourcelles, c'est mon père et je connais mon père par coeur, il ne dirait jamais ça. Tu t'appelles Biba Lourcelles ? Non, Biba Rita, j'ai gardé le nom de ma mère, elle est jolie, on l'appelle Lovely Rita dans les ghettos de La Mecque où elle enseigne l'histoire du cinéma américain. Elle est courageuse ? Oh oui, monsieur.

Bon, Biba, dis-m'en plus, de l'Inconnu du Nord-Express. Mon père, qui me parle très souvent du film, me dit que Farley Granger, le héros innocent, se trouve privé d'initiative, un peu comme son homologue Fonda dans le Faux Coupable. Sais-tu combien d'années séparent les deux films, Biba ? Six ou sept ans, c'est ça monsieur ? Bien vu. L'Inconnu est de 1951, le Faux Coupable de 1957. Le cousinage entre les deux films tient à la notion de culpabilité, un truc que le chrétien innocent Brisseau doit connaître par coeur.

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