quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Mamma Roma

CINECINEMA CLASSIC, 0 h 10.

Par Louis SKORECKI

Qu'est-ce qu'on peut dire de Pier Paolo Pasolini qui n'ait déjà été dit ? Essayons pour voir. C'est un grand écrivain, un grand poète, un polémiste, un politique, mais c'est avant tout un médiocre metteur en scène. Pas un vrai cinéaste, pour tout dire. Pourquoi parler de lui, alors, Skorecki ? Si tu ne l'aimes pas, ce n'est pas une raison pour en dégoûter les autres. Hé, hé, je n'ai jamais dit que je ne l'aimais pas. Bien sûr que je l'aime. Et comment. Pas autant que Biette, qui l'aimait d'amour ­ même s'il confessait en privé que c'était un bien mauvais réalisateur. Je l'aime de quelle façon ? Comme un frère, un frère blessé, un ami de Toto, un beau pédé. ça ne vous suffit pas ?

Et Mamma Roma ? Pas le pire Pasolini, pas le meilleur non plus. Le meilleur, ce serait plutôt Uccellacci e Uccellini (Petits et Grands Oiseaux) ou la Ricotta. Vous ne connaissez pas ? Tant pis pour vous. L'intérêt de Mamma Roma, c'est sa mamma, Anna Magnani. Non qu'elle soit une bonne actrice, la Magnani, elle joue au moins aussi mal que Piaf, mais après la Bergman (hier), c'est drôle de balancer sur la Magnani. Comprenez pas, hein ? Ce sont les deux amours de Rossellini. Et Rossellini est le maître de Pasolini (et de tout ce qui bouge, parle ou filme en Italie). Imaginez le maître passant du lit de la petite brune nerveuse à la grande blonde molle. Qui hurle le plus pendant l'amour ? Facile.

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