quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Michèle Morgan la fluette et Raimu l'ogre dans un Gribouille ambigu : ""Gribouille""

21/12/1994 à 23h28

SKORECKI Louis

SIGNÉ en 1937 d'après une pièce de Marcel Achard, Gribouille est un bon film de Marc Allégret avec comme atouts, outre sa très belle distribution, une musique enlevée de Georges Auric et les superbes décors d'Alexandre Trauner.

Le film commence avec une scène-gag: Raimu, qui joue Camille Morestan, le propriétaire d'une boutique de vélos, reçoit la visite d'un couple de clients, Bernard Blier et sa fiancée, qui viennent échanger leurs deux vélos pour un tandem d'amoureux. Raimu accepte la transaction avec un sourire.

Raimu est juré dans une affaire de meurtre. Qui juge-t-on? Une jeune fille au regard égaré qui a tué son protecteur, Nathalie Roguin, jouée avec délicatesse par Michèle Morgan. Le film est tout entier dominé par ce couple mal assorti mais émouvant, l'ogre-Raimu et la fluette Morgan.

Pendant le procès, Raimu réussit à convaincre Carrette, son collègue-jury indécis, que Morgan est innocente. Pauvre fille d'origine russe, elle a tué un homme riche qui s'était épris d'elle et plaide l'accident. Grâce à la plaidoirie de Raimu, le jury l'acquitte.

Il n'en a pas fini avec elle. Par pure bonté, il se propose de l'engager et de lui donner du travail. Mais Claude, le jeune fils de Raimu, tombe amoureux d'elle. En même temps, son futur gendre, joué par Andrex, essaie de séduire Morgan par la force et la ruse. Le drame va-t-il se reproduire de nouveau?

Dans un mouvement de rage, Raimu assomme Morgan. Il veut se constituer prisonnier mais sa femme l'en empêche en l'appelant familièrement Gribouille. Une fin ambiguë pour un film qui ne l'est pas moins.

Louis SKORECKI

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