segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Peau de cochon

30 OCTOBRE 2006 À 23:52

LOUIS SKORECKI

Doit-on se fier à l'image publique du chanteur Philippe Katerine pour évaluer son profil privé de réalisateur ? S'il s'essaye plutôt bien au cinéma (un cinéma privé, j'insiste), il est trop tôt pour dire s'il est cinéaste ou non, et trop tôt pour savoir si on le connaît ou non. Disons qu'il s'agit de familiarité inquiétante, ou d'inquiétante étrangeté, pour reprendre les mots de SF. Et si Peau de cochon en était, de la SF ? Ce serait drôle. De la science-fiction bricolée, colorée, saturée, domestique. Le seul exemple d'artiste au sens large (Katerine est un artiste au sens large, pas au sens étriqué) qu'il évoque dans ce film sans queue ni tête, c'est Dylan. Dylan, mix de symbolisme biblique, d'allégories, d'expériences hallucinées, et de moments de fiction domestique. Rappelez-vous de Clothes Line Saga, ces confessions plates et répétitives d'un jeune homme qui accroche ses vêtements sur une corde à linge.

Et le film, demande le lecteur excédé, tu en parles ou quoi ? Et je fais quoi, là, couillon ? Tu m'emmerdes, dis le lecteur, décris le film, mets-lui une note, fais une fiche, je ne sais pas. Tu me gonfles, lecteur à la con.

De toute façon, c'est un texte en plusieurs parties, tu en sauras plus dans quelques jours. Dans quelques jours, il n'y aura plus de Libé, dit le lecteur furieux. Comment je peux faire mon travail quand on m'insulte ? je lui demande. Ce n'est pas mon problème, répond le lecteur. Disons que c'est un film essoufflé, qui court après lui-même. C'est tout ? Oui.

Louis SKORECKI

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