quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Procès Paradine

CINECINEMA CLASSIC, 11 h 10.

Par Louis SKORECKI

Dire d'abord que le cinéma et la télévision de l'Amérique filment les procès mieux que tout monde. On l'a déjà dit, mais ça fait du bien de ressasser de telles évidences, surtout dans une région du monde, la France, qui a la fâcheuse habitude de croire que sa justice est la meilleure, meilleure en tout cas que celle des Etats-Unis. C'est évidemment faux. Compter sur le cinéma (à commencer par Autopsie d'un meurtre et Condamné au silence de Preminger), sur sa force d'évidence et de transparence, pour rappeler aux crétins qu'ils ont tort. Compter sur la télévision pour répéter ça à l'infini, grâce à Bochco (la Loi de Los Angeles) ou Kelley (The Practice, Ally McBeal, Boston Justice). Laisser parler l'Amérique, elle dialogue plus vite que son ombre, plus vite qu'elle ne dégaine ses colts.

Procès Paradine, donc. Pas le meilleur Hitchcock (une grande partie du film est gâchée par la bêtise et la nullité de Gregory Peck), mais la deuxième heure du film, consacrée au procès proprement dit, est époustouflante.

Le mérite en revient à Charles Laughton, l'un des meilleurs spécialistes de la diatribe et des discours (l'Extravagant Mr. Ruggles de McCarey, Tempête à Washington de Preminger), et du procès filmé (Témoin à charge de Wilder). Alida Valli n'est pas mal non plus. La photo de Lee Garmes est impeccable.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog