segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Salut cousin

LOUIS SKORECKI 3 JUILLET 2006 À 21:49

CINECINEMA PREMIER, 19 H.

Pas besoin d'invoquer le progressisme de Merzak Allouache, l'un des seuls bons cinéastes algériens (avec Brahim Tsaki, prince du désert, et Zemmouri, le mendiant de Paris, qui sont encore meilleurs), pour vendre ce joli film inattendu qui ne se laisse pas oublier. Pas à cause de la performance insolite de Gad Elmaleh (qui n'a cessé depuis de décevoir les goys de France et d'ailleurs dans son rôle convenu de maître de cérémonie, mi-Baer, mi-de Caunes) : il étonne à peine dans un rôle de blédard abruti, porteur de valise malgré lui. Naïveté ou crétinerie, on ne saura jamais.

Ce qui détonne dans ce film, c'est l'autre : le cousin défoncé, le dealer, encore plus débile que le cousin d'Alger. Il fait rire, lui. Le mérite en revient à Mess Hattou, acteur génial, hilarant, respirant la bêtise et la fourberie. Son jeu est hystérique, et presque sophistiqué. A certains moments, il est à lui seul les trois Pieds Nickelés, ou les quatre Marx Brothers. L'instant d'après, il est le sosie improbable de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard, les deux ours furieusement idiots d'un film hors norme, Dancing. Oublier les normes, retenir les ovnis, c'est la leçon du cinéma. Que devient Mess Hatou, ce tout jeune Michel Simon ? Que devient la délicieuse Ann-Gisel Glass ? A part la télé, que fait-elle ?

SKORECKI Louis

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