quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Spellbound

Par Louis SKORECKI

CINéCINéMA CLASSIC, 20H45

On parlait de minstrel movie, un concept que j'ai inventé (ou rêvé, je ne sais plus) pour Rio Bravo. Avec Hitchcock, ça marche aussi. Serial killers en tutus, drag queens aux couteaux de cuisine fambant neufs, fausses femmes, faux nègres, prêts à se travestir pour faire rire ou bander les cow boys en goguette, venus s'acheter un flacon d'élixir qui guérit tout. Sous la tente, Hawks et Hitchcock sont les rois. Les rois du rire et de la parodie en tout cas. Spellbound (la Maison du docteur Edwardes), c'est aussi ça. Grand Guignol et compagnie. Les amateurs de cirque seront servis. Et les amateurs de cinéma? Pas si sûr.

Dire aussi que c'est la première rencontre entre Alfred Hitchcock et Ingrid Bergman, sa muse potelée pour les années à venir, avant que Rossellini, en pervers parahollywoodien, ne la lui souffle. Comme c'est une histoire psy, et que la psychanalyse à la sauce Hollywood n'a jamais rien donné de bon (sauf Soudain l'été dernier , grâce à Monty Clift et Tennessee Williams, plus qu'à Mankiewicz), c'est jeux d'ombres et tout le tintouin. En un mot, un beau ratage, qui doit beaucoup à la nullité de Gregory Peck, le plus mauvais acteur au monde. Plus mauvais que Delon imitant le vieux Gabin? Oui, pire. Pour parachever ce mélo théâtral, en cerise sur le gateau, la séquence du rêve baba au rhum, signée Dali. Salvador Dali? Oui, vous ne saviez pas? Une dernière chose. Il y en a pour 111 minutes.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog