quarta-feira, 2 de setembro de 2015

The Last Waltz.

16/09/2003 à 00h59

Ciné cinéma auteur, 19 heures.

SKORECKI Louis

­ Tu te rappelles de Robbie Robertson, l'ancien leader du Band ?

­ Oui. Sa bande-son pour Raging Bull, c'était vraiment pas mal. Scorsese et lui se défonçaient à revoir des vieux films, à écouter des vieux disques, à se payer de la dope et des très jeunes filles.

­ Tu crois qu'il sera conseiller musical sur le Dylan de Scorsese ?

­ Encore Dylan, tu exagères.

­ N'empêche, le plus beau moment de Last Waltz, c'est quand Dylan se pointe. A côté de Neil Young ou Joni Mitchell, il est royal. Il donne un peu d'âme à ces adieux d'un groupe pas très gai.

­ Pas très gai, le Band ? Mais c'est la musique de l'Amérique.

­ Tu veux rire ? Même l'accordéon de Garth Hudson est triste. Le Band, c'est à peine mieux que Bruel quand il revisite Bruant.

­ Bruel n'a jamais chanté Bruant.

­ Fais pas semblant de ne pas comprendre. La visite guidée du patrimoine, quand on a fermé les yeux comme lui sur la France de Pétain, c'est plutôt de mauvais goût.

­ Quelle France de Pétain ?

­ Bruel a quand même accepté le prix Rolf-Marbot de la Sacem. Je n'ai jamais entendu dire qu'il l'a rendu, son prix

­ C'est qui, Rolf Marbot ?

­ L'éditeur de Maréchal, nous voilà. En plus, il avait piqué la mélodie à Casimir Oberfeld, un compositeur juif qui travaillait pour Fernandel, et qui est mort à Auschwitz. C'est vraiment un drôle de bonhomme, Bruel. C'est comme Dylan. Son être juif ne le démange pas trop. Il se prendrait plutôt pour l'arrière-petit-neveu de Paul.

­ Tu veux dire Saul, le juif de Tarse ?

­ Ah, tu connais ton petit Jésus.

­ J'ai lu Jacob Taubes. Mais le temps presse. The Last Waltz ?, ça vaut quoi ?

­ Achète plutôt la belle version du film en SACD 5.1, chez MGM.

­ Comme les quinze albums de Dylan qui viennent de ressortir ?

­ Oui. Le monde commence et finit avec la remasterisation en 5.1 de Bringing It All Back Home.

­ Tu n'exagères pas un peu ?

­ Non.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog