segunda-feira, 14 de setembro de 2015

The Naked Kiss

TPS CINECLUB, 17 h 45

par Louis SKORECKI

Un mot d'abord, avant ma dissertation sur ce Fuller hystériquement antipédophile, bêtement traduit en français par Police spéciale. Le titre de travail du film, tourné en 1963, a longtemps été The Iron Kiss («le baiser de fer»), avant que Fuller ne change d'avis et ne l'appelle The Naked Kiss («le baiser nu») au moment de sa sortie, en 1964. J'aime trop Fuller, et depuis trop longtemps, pour avoir jamais surestimé ses derniers films, contrairement à tant d'auteuristes français, surtout ceux des Cahiers du cinéma, largement responsables de son exil européen et de sa déchéance de cinéaste. Tout ça pour dire que je n'aime que moyennement, malgré leurs éclairs de génie, les deux films qui constituent son diptyque terminal, Shock Corridor et The Naked Kiss.

«Terminal» n'est pas le mot. Fuller n'a que cinquante ans, il tournera encore six ou sept films, et ne mourra qu'en 1997, trente-cinq ans après The Naked Kiss. C'est juste que «terminal» convient mieux que tout, après tout. Tout ce qui suivra (mis à part un beau téléfilm, White Dog, et son documentaire sur la libération d'un camp de concentration, bricolé in extremis avec Emil Weiss, autour des premières images tournées par le soldat Fuller) ne vaut pas grand-chose. Et la dissertation promise ? Sam Fuller, grand admirateur de John Ford, lui a «emprunté» la sublime Constance Towers (le Sergent noir), plus blonde et plus frigide ici que chez Ford. Comme si c'était possible. Mais chez Fuller, tout est possible, y compris l'impossible. Surtout l'impossible.

(A suivre)

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