segunda-feira, 7 de setembro de 2015

Toto

CINECINEMA CLASSIC, 20H45

Par Louis SKORECKI

Qu'est-ce qu'on peut dire de Tourneur qui n'ait pas encore été dit ? Bob ? Mon grand-père prétend que ses films français ne valent pas ceux de son père, Maurice Tourneur. Ton grand-père a raison, Bob. Prend Toto, troisième film de Jacques Tourneur. Il est de 1933. Il n'a pas plus d'intérêt que ses trois autres films français, Tout ça ne vaut pas l'amour (1931), Pour être aimé (1932), les Filles de la concierge (1934). Le jeune Tourneur (il n'a pas trente ans quand il signe Toto) a hésité jusqu'au dernier moment entre deux options : poursuivre sa carrière en URSS ou rejoindre les collines de Hollywood, où son père dirigeait Garbo et se faisait conduire chaque matin au studio en limousine. Disons que le fils Tourneur a su ­hasard ou volonté? ­Se doter d'un destin.

Pourquoi programmer Toto ? Pour documenter la carrière du plus célèbre des petits cinéastes ou pour satisfaire le goût de l'ami Deloye pour les ringardises (friandises, mignonettes, pets du roi) de tous les pays ? Toto est joué par Albert Préjean, Renée Saint-Cyr, Félix Oudart, Ginette Leclerc. Il dure 80 minutes. C'est la rencontre improbable, en prison, d'un voleur de chiens et d'un banquier, avec concours de beauté et chansons à la clé. Une opérette filmée, si vous voulez. Si vous n'aimez pas les opérettes, sortez de chez moi.

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